SŌMA, le bistrot japonais du Marais qui fait le buzz

Le reportage de François-Régis Gaudry dans Très très bon, sur Paris Première, m’avait mis l’eau à la bouche… Des tartares de bonite, des crevettes vivantes au yuzu… Des images plein la tête, je me précipite au 13 rue de Saintonge pour savourer les mille et une folies créatrices d’un chef un tantinet rock’n’roll. Et vérifier d’où vient ce buzz autour de Soma…

Rdv 13 rue de Saintonge

Soma… comme South Marais

Première impression : le resto n’est pas grand et on a un peu la sensation de se marcher dessus…. Surtout quand les clients font la queue, comme ce samedi midi autour de 13h. Il faut dire que le grand comptoir central occupe une bonne partie de l’espace. Derrière, officie un chef coiffé d’un chapeau de paille. Autour, quelques hipsters jouent des baguettes en profitant d’une vue plongeante sur la « cuisine ». Pour nous, ca sera une petite table au fond de la salle. Juste à côté, s’il vous plaît, d’Inès de la Fressange qui semble se régaler avec un méli melo de coquillages… Une fois installé, on se laisse gagner par l’ambiance bistrot de cet Izakaya… On aime la théière rouge taille dinette sur la table, les mangas marouflés sur le comptoir, le cachet des murs en pierre, les grandes baies vitrées qui permettent d’éviter l’atmosphère « je déjeune dans une cave » et, bien sûr, la dégaine du chef laotien Sourasack Phongphet, qui bosse au rythme d’une bande son classico-pop !

Ceviche de dorade

Ceviche de dorade

Dans l’assiette

Une petite vingtaine de plats sur la carte… A choisir en mode tapas ! Je me laisse tenter par les épinards à la crème de sésame (6 euros): consistance un peu pâteuse, comprenez intéressant mais pas de quoi se relever la nuit ! Le ceviche de saison (12 euros) ? Dorade de qualité et assaisonnement acidulé remarquable de fraîcheur. Black Cod (en français Charbonnier) mariné au miso (16 euros) ? Fondant, fin et subtil… on aurait juste aimé le déguster sans la peau, pour une question de praticité avec les baguettes. Salade de poulpe infusé au thé vert (10 euros) Bon mais sans envergure… Le tout arrosé au thé vert. Pas très motivé, en ce lendemain de fête, pour tester l’un des nombreux sakés proposés à la carte… Sûrement à tort !

Je me prends à prolonger l’expérience en commandant un Uramaki Spicy Tuna (9 euros)… Hélas, je n’en verrai jamais la couleur. Au bout d’une demi-heure d’attente, un peu pressé par le temps, je fais signe à la serveuse d’annuler la commande.

Théière façon dinette

Théière façon dinette

L’histoire ne dira pas si mon agacement est à l’origine de ce surplus de glace pour le dessert qui, lui aussi, est arrivé sur la table au bout de 20 mn ! Et ce malgré deux relances ! Deux boules commandées, j’en ai trois… Thé vert, sésame noir et gingembre. Parfums subtils et originaux.

Bref ! Tout cela est très correct mais, honnêtement, la déception pointe le bout de son nez. J’attendais tellement plus de ces petites assiettes d’une technicité toute relative, voire d’une déroutante facilité ! Surtout au regard du battage médiatique dont bénéficie l’endroit. Certes, on apprécie le concept de cette cuisine nippone décomplexée mais un peu plus de peps et d’audace dans le dressage et les saveurs aurait été les bienvenues ! Solution : se laisser guider par le chef en profitant du menu dégustation ? A tester la prochaine fois pour être sûr de ne pas être passé à côté d’un grand moment…

L’addition, s’il vous plaît

62 euros à deux… Honnête pour un déjeuner sans alcool !

 

Les + : ambiance conviviale, la carte des sakés, concept des plats portion
Les – : le manque de créativité et de surprise, le service à la ramasse

SŌMA
13, rue de Saintonge
75 003 Paris
Tél. : 09 81 82 53 51
Ouvert du Mardi au Dimanche de 12h à 15h et à partir de 18h30 le soir

 

 

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