Les Fauves : du beau, du bon, du bien-être !

Il y a des soirs où l’on ne regrette pas d’avoir traversé Paris pour dîner. Le restaurant Les Fauves, à Montparnasse, sort ses griffes avec un rapport qualité/prix/créativité tout simplement bluffant !

Ne vous fiez pas à l’apparence extérieure de simple troquet parisien. En passant devant, ralentissez, approchez vous des vitres et observez… Vous voyez ces plantes vertes grimpantes sur ce mobilier en bois ? Ce mur en pierre brute sur la droite ? Ce bar d’hôtel au comptoir vert irisé ? Ces canapés en demi cercle façon « diner » américain ? Vous sentez cette ambiance cosy et cette irrésistible envie de pousser la porte ? Oui ? Eh bien ne faites pas votre timide. Entrez. Une autre surprise vous attend à l’intérieur : la carte.

J’en pince d’abord pour ce crabe/guacamole/combava/piquillos/pomelos avant finalement de craquer pour un ceviche de daurade/patate douce/mangue/citron vert/perle du japon. Sublime association, fraîcheur et texture amusante des billes de tapioca (fécule de manioc) à la grenade… Et puis il y a ce saumon bio mariné qui me fait de l’œil ! Le temps de dégainer ma fourchette et je subtilise à ma compagne une tranche de ce magnifique tableau marin composé de concombre, pickles, crème de wasabi et jus de cresson. Extase totale due notamment à l’incroyable fondant du poisson ! Il faut dire que le chef Ludovic Delille maîtrise le produit. En 2015, ce disciple de Bernard Loiseau officiait alors au Copenhague, à la Maison du Danemark. De bon augure pour la suite du repas. A commencer par cet accord barbu/palourdes accompagné d’un riz vénéré devant lequel on se prosternerait. Vient ensuite ce cabillaud à la chair brillante qui joue la carte du fondant avec la patate douce, du croquant avec la pomme, le tout twisté par le fruit de la passion, la coriandre et le citron vert. Comme tout bon fauve, iI ne reste plus qu’à sortir les crocs et mordre dans la pâte aérienne de cette tarte meringuée au citron pour être définitivement conquis par cette expérience culinaire.

Sans aucun doute, on a ici franchi un step par rapport à la Maison Bleue, l’autre « néo bistrot » des patrons, David et Lionel. Plus de travail, plus de produits bio, une créativité encore plus marquée… tout en gardant un ADN commun : une déco conviviale, un lieu où on se sent bien, et surtout sans chichi ! On vient aux Fauves entre potes (voire en famille pour le brunch du dimanche) pour être séduit par une cuisine bistronomique mais jamais pompeuse, être bichonné par un staff pro qui n’appelle pas à la rescousse quand on lui demande d’où vient le pain (Poujauran)… ou tout simplement pour boire un café ! Bref, on ne s’est jamais sentis aussi bien qu’en compagnie des fauves !

L’addition s’il vous plaît !

Non, il n’y a pas d’erreurs dans ce qui suit :

Entrées entre 6,5 et 13 euros
Plats entre 15 et 23 euros
Desserts entre 6,5 euros et 9 euros

Même surprise côté vins ! On ne voit pas tous les jours du Pouilly fumé à 29 euros et un Givry à 34 euros !

Classement par

Le neo bistrot de Montparnasse

Le + : le plafond acoustique qui permet de réduire le bruit

Le – : une carte de vins rosés un peu faiblarde

Les Fauves
33, boulevard Edgar Quinet
75014 Paris
Tel : 01 72 38 58 92

http://lesfauves.paris/

Ouvert tous les jours de 7h à minuit. Brunch le dimanche et jours fériés.

 

 

 

 

 

 

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Etes-vous une personne physique ? *