Pekin Express: peut-on vivre avec 1 euro par jour ? J’ai voulu vérifier

Vivre avec 1 euro par jour et par personne et se déplacer uniquement en auto stop ! Cela fait 10 saisons que l’émission nous rabâche sa sacro sainte règle. Mais est-elle seulement crédible ? J’ai voulu vérifier.

L'auto stop en Birmanie ? Une bonne surprise

L’auto stop en Birmanie ? Une bonne surprise

Go, go, go…

Au début j’ai cru à une blague… Le pouce levé sur le bord de la route, arborant mon sourire le plus convaincant, j’attends une âme charitable pour m’emmener au marché de Niang Oo à 5 km. Bingo ! A peine 30 secondes d’attente, et un premier véhicule ralentit. Le conducteur s’approche, passe devant moi en levant lui aussi le pouce vers le haut, comme pour me féliciter, puis redémarre… Mouais ! Cette idée de tester l’auto stop en Birmanie commençait mal. Mais interdit de baisser les bras – surtout pour le stop – et de renoncer à l’idée de vérifier la réalité de la galère vécue par les candidats de Pékin Express pour se déplacer. 2e essai et une nouvelle technique : faire signe au véhicule de ralentir en agitant le bras de bas en haut… Initiative concluante en moins d’une minute ! Enfin presque… Il y a déjà 4 personnes à bord ! Un seul mot du conducteur et, ni une ni deux, le passager avant part s’entasser sur la banquette arrière, m’invitant au passage à prendre place. Et c’est là que l’expression « place du mort » prend tout son sens. La voiture frôle les enfants jouant sur le bas côté, slalome entre les chiens et les scooters, se rabat au dernier moment face au camion qui arrive en face… et tout ça à 70 km/h sur une route constellée de nids de poules. Rock’ n’ roll ! Verdict : même dans un pays où les voitures ne courent pas les rues, les candidats de Pékin devraient se déplacer bien plus facilement qu’aux Etats-Unis ou en Australie. La gentillesse des habitants fait ici toute la différence…

Un repas complet pour 1 euro

Un repas complet pour 1 euro

L’addition s’il vous plaît

« Aujourd’hui Momo, je veux déjeuner pour 1 euro ». Mon guide, le sourire gêné, me répond : « Ce n’est pas possible ! Pour ça, il faut que je t’emmène dans les restaurants où mangent les Birmans et tu vas être malade ». Même pas peur ! Ma boîte d’immodium ne me quitte jamais. Direction une petite échoppe dans New Bagan. A l’extérieur, quelques tables et chaises en plastique squattées par des chats faméliques. A l’intérieur une cuisine où les casseroles traînent par terre et un comptoir derrière lequel trônent quelques plats. « Pour moi, ca sera du poulet au piment » lance-je à la serveuse tout en lui montrant du doigt ces petits bouts de viande rabougris. Trop cuit ? Tant mieux. C’est l’accompagnement qui m’inquiète: tofu, purée d’aubergines, fleur de manguier, concombre amer, tomate au piment, soja, carotte et coriandre… le tout lavé à l’eau courante. Je tic… et puis je me lance. Seule la soupe à l’oseille n’aura pas mes faveurs. L’addition ? 70 cts d’euros. Ajoutez à cela une bouteille d’eau à 30 cts et le compte est bon ! Le résultat de cette expérience est à puiser dans la réponse hilarante que Stéphane Rotenberg fera à ma question quelques jours plus tard. « Comment définiriez-vous cette saison 10 en trois mots ? » « Découverte, partage… et tourista ! Et l’animateur d’ajouter. « Dès leur arrivée au Myanmar, quasiment tous les candidats sont tombés comme des mouches. »

 

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Etes-vous une personne physique ? *