J’ai testé le Solowheel, la mono roue électrique

C’est le nouveau moyen de déplacement urbain 100% écolo ! Après la trottinette et le vélo, voici la mono roue électrique… Un moyen de transport qui semble tout droit sorti d’un chapiteau mais qui offre une réelle alternative à celui qui cherche mobilité et praticité. Essai.

Environ 5000 solowheel vendus en France

Fun le Solowheel ? Seulement après quelques jours de pratique

« On fléchit légèrement la jambe qu’on vient coller à la paroi de la roue. On place ensuite son autre pied puis on penche son corps en avant comme si on tombait »… Mouais ! Certes, les instructions de Vincent Bourdeau, représentant de la marque Solowheel en France, sont plutôt claires. Le problème, c’est la pratique. « Il faut environ 40 mn pour réussir à tenir seul dessus mais comptez une semaine pour vous sentir à l’aise. » précise-t-il.

Il est vrai que les premières sensations ne sont pas forcément agréables. Il n’y a qu’à voir mon air crispé sur la photo ! On cherche d’abord une rambarde ou un mur pour se tenir, conscient que la chute n’est pas loin. On tente ensuite de se positionner sur les cales pieds en serrant fermement la roue entre ses jambes et on s’incline doucement vers l’avant…  La main sur la barrière, j’avance lentement. Mes jambes tremblent un peu… Cela me rappelle ma première fois en patins à glace ! « On reste bien droit et on regarde loin devant comme au ski » me lance l’instructeur. Ok pour la ligne droite, reste maintenant à tourner: une autre paire de manche. Autant vous dire que je n’ai pas immédiatement tenté le passage de trottoir ou le sprint en descente ! Vincent, en revanche, m’a offert un petit aperçu de la maniabilité de l’engin une fois dompté. Pointe de vitesse jusqu’à 18 km/h, freinage express en se penchant en arrière, demi tour maîtrisé, slalom entre les piétons, descente et montée de trottoirs (jusqu’à 6 cm de haut)… la démonstration est bluffante !

Convaincu, mais mon job c’est de faire l’avocat du diable. « Par rapport à la trottinette électrique, quels sont les avantages ? Parce que pour l’instant entre la prise en mains qui réclame un entraînement et un prix exorbitant autour de 2000 euros, on a du mal à les voir ! »
Réponse: « C’est vrai que c’est plus cher qu’une trottinette qui vaut environ 700 euros mais une trottinette, c’est de l’entretien, des pneus et des plaquettes à changer, une chaîne à retendre, à graisser, et une fois que tout commence à partir en morceaux vous la rangez à la cave. Avec le Solowheel, c’est zéro entretien ! » Argument recevable en effet. Le Solowheel ne réclame de changer la batterie et son pneu que tous les 5 ans ou 10 000 kms. De plus, grâce sa poignée, il se montre plus facile à transporter (11 kg), même si cela correspond tout de même à l’équivalent de deux packs d’eau. Ses autres atouts ? Il est rapide à charger (1h) et offre une autonomie de 15 km à vitesse moyenne (10 km/h). Et vous êtes surtout autorisés à l’utiliser sur les trottoirs (libre à vous de mettre un casque – non obligatoire). Sa puissance (surtout le modèle 1500 w) permet de monter les côtes et sortir des ornières sans souci. Cerise sur le gâteau, il s’agit du seul appareil de mobilité urbaine électrique accepté (en cabine comme en soute) dans les avions… Libre à vous donc de partir en vacances avec !

Présent depuis 5 ans en France, le Solowheel ne court pas encore les rues. Mais force est de constater que le côté ludique et sportif de l’engin pourrait séduire très rapidement une nouvelle clientèle. Une communauté d’utilisateurs a d’ailleurs vu le jour l’année dernière et organise des sorties dans Paris.

Verdict: Moins cher qu’un scooter (3000 euros) ou qu’un segway (7000 euros), le Solowheel est un bel exemple de micromobilité urbaine. Ultra fun, il affiche de solides atouts pour séduire les riders (skate, roller…) qui auront plus de facilité que les autres à trouver leur équilibre. Car cet engin réclame un entraînement. Un point qui en rebutera forcément certains. Tout comme le prix. Reste que sa facilité de transport et son autonomie en font un outil idéal pour se déplacer au quotidien. On garde les mains libres, on évite le vol en le gardant en permanence à proximité, et on minimise les chutes dangereuses puisque vous retombez la plupart du temps sur vos pieds.

Prix: 1500 w / 1999 euros
1000 w / 1400 euros

http://www.solowheel.fr/

Informations au 06 62 41 52 42

Share

Une réflexion au sujet de « J’ai testé le Solowheel, la mono roue électrique »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Etes-vous une personne physique ? *