"Le Cirque"
Loisirs

Expo: quand Shoner revisite les héros de Marvel

Il signe sous le pseudo de Shoner. Derrière ce nom d’artiste se cache un nouveau talent du Street Art: Thomas Roussille. Ses tableaux, empreints des personnages de son enfance, sont le reflet de son âme: joyeux, hauts en couleurs, et gentiment provoc’. Nous l’avons rencontré lors de son vernissage, au golf de l’île Fleurie, à Chatou, près de Paris.

Un futur super-héros du Street Art ?
Un futur super-héros du Street Art ?

Quel regard portes-tu sur cette première expo ?

Un peu ému forcément. J’avais déjà eu l’occasion de présenter une dizaine de toiles au Grand Comptoir, à Suresnes, mais sans véritable communication autour de mon travail. Cette fois-ci, je le fais de façon plus officielle et dans le cadre d’un partenariat avec Save The Rhino, une association pour la défense des rhinocéros. Je leur ai offert une toile qui sera mise aux enchères en juin. Les bénéfices de la vente seront entièrement reversés à la fondation.

Parle nous un peu de ton style de peinture…

A la base, je viens du graffiti. Et puis, l’âge avançant, je me suis recentré sur un travail plus intimiste parce que, déjà, il faut que je puisse le faire sur ma terrasse de 30m2, et parce qu’il est plus adapté à mon état d’esprit actuel. Je peins mes petites madeleines de Proust, à savoir toutes les icônes des quadra, les super héros Marvel, les premiers mangas, les Goldorak…

Y a-t-il un message caché ?

Il y a toujours un message… mais un petit. Je ne suis pas un rebelle. C’est gentiment provocateur, toujours avec de l’humour… et jamais vulgaire. La plupart de mes tableaux tournent autour des thèmes de la vie, du temps qui passe… Ce sont des choses qui, à bientôt 40 ans, me travaillent beaucoup en ce moment.

Peinture sur palette
« Le Cirque de la vie »

Y a-t il une toile dont tu es particulièrement fier ?

Le Cirque de la vie (photo à droite) qui évoque justement le temps qui passe, cette période de l’enfance où l’on souhaite devenir adulte plus rapidement. Quand on est de l’autre côté de la barrière, à savoir quand on franchit la ligne qui marque le milieu de sa vie, on regarde en arrière avec un peu de nostalgie… Surtout quand on a eu une enfance dorée comme moi. On aimerait bien y regoûter un petit peu. Et puis au centre de ce tableau, on voit le christ. Aucun prosélytisme autour de ça, c’est juste que ce christ qui regarde vers le haut symbolise le fait que quelque soit notre croyance on finira tous au même endroit.

Combien de temps pour réaliser cette toile par exemple ?

80h environ. Je travaille beaucoup avec des pochoirs. Après je fais aussi des choses à la main comme le Help Me (toile Superman, ndlr), à la bombe, parfois du dessins, du tags, un peu de graffiti mais c’est très rare maintenant…

Superman en détresse
Superman en détresse

Tes influences ?

Je suis sensible à des artistes comme Speedy Graphito, JonOne, Tilt, ou encore Tank… Ce sont pour moi les grandes figures du Street Art actuel. Des artistes que j’aime beaucoup dont certains inspirent mes toiles. Tout comme JR qui fait un travail photographique assez sympa, très Street Art, qui se rapproche parfois de mon travail. D’ailleurs, je ne m’interdis pas, à court terme, de reprendre un des ses clichés et de l’incorporer dans une des mes toiles.

Comment on se découvre un jour une passion pour la peinture ?

Avant la peinture, j’ai surtout aimé le dessin. A 12, 13 ans, j’étais en pension et je m’emmerdais. J’avais un voisin d’étude qui faisait des tags, donc je m’y suis mis, puis rapidement je suis passé au graffiti qui me permettait d’allier mon plaisir de dessiner. Mais je n’étais pas un coloriste et je ne le suis toujours pas.

Tu as pour nom d’artiste Shoner, d’où ça vient ?

Explication toute simple. A l’époque, tout le monde taguait avec des mots anglais. Moi, j’avais commencé avec Abyss, ensuite Nasty, puis j’ai su que ce dernier était un mec qui cartonnait sur Paris et comme j’étais de Versailles et que je n’avais pas son talent, il a fallu que je change. J’ai voulu faire original, j’avais fait allemand première langue et du coup j’ai choisi Shoner, qui veut dire beau… Bon ok ! C’est pas terrible ! Si aujourd’hui je pouvais le changer, je le changerais…

Pas content Duffy
Pas content Duffy

Si tu devais donner une seule bonne raison de venir voir ton expo ?

Parce que si tu ne viens pas, tu passes à côté de grosses plus-values à très moyen terme… (rires)

Et combien faut-il lâcher aujourd’hui pour espérer devenir riche plus tard ?

Entre 500 et 1000 euros… c’est très raisonnable !

Interview Romain Roussel

Découvrez toutes les oeuvres de Thomas Roussille en cliquant sur le lien suivant: présentation toiles Thomas Roussille

Laissez vos commentaires sur le Facebook de l’artiste

Exposition jusqu’au 22 juin 2014, au golf de l’Île Fleurie, à Chatou

Renseignements: 01 39 52 61 61

http://www.golf-ilefleurie.com/

Thomas Roussille expose au golf de Chatou
Thomas Roussille expose au golf de Chatou


Agrandir le plan

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *