VIDEO – 24h du Mans : mon baptême en proto avec Sébastien Loeb

C’était il y a quelques années. En 2005 exactement. Mais les sensations étaient si fortes qu’elles sont restées intactes. Sébastien Loeb s’apprêtait alors à participer pour la première fois au 24h du Mans. A l’heure où le pilote engage sa propre écurie dans la prochaine édition, je me suis dit qu’une petite séquence revival ne ferait pas de mal ! Histoire de vous faire partager une expérience unique dont j’ai eu du mal à me remettre…

Départ du Bourget en avion privé

Départ du Bourget en avion privé / Photo: Christophe Aubert

Direction l’aéroport du Bourget où m’attend un avion privé… A bord: Cécile de Ménibus et Cauet qui est alors l’un des animateurs phare de la station. Ma mission ? Lui fixer un capteur de pulsations cardiaques pour mesurer son stress lors de ses tours de piste avec Sébastien Loeb dont le sponsor, Playstation, organise cette petite virée… Mais c’est moi qui vais bientôt être le dindon de la farce…

1h après, l’avion se pose sur la piste privée du circuit du Castellet. L’équipe se dirige vers les paddocks. Avec son air de premier de la classe, Sébastien Loeb, en combinaison de pilote, écoute attentivement les consignes d’Henri Pescarolo. C’est à bord d’un de ses bolides, une Courage C60, que le champion du monde de rallye va faire ses armes en endurance. Justement, le voilà parti pour quelques tours. 1er, 2e, 3e passage…  » Il n’est qu’à 1 seconde du pilote officiel Eric Hélary » me lance le directeur de course. « Ce mec est incroyable » !

« Je manque de tomber dans les pommes »

Pose photo entre les deux Sébastien avant la punition

Pose photo entre les deux Sébastien avant la punition / Photo: Christophe Aubert

Je confirme. Surtout après mon baptême. Car après avoir embarqué Cauet dans sa Courage biplace, Sébastien Loeb m’invite à prendre place à ses côtés. Nan mais allô quoi !  Je suis à bord d’un proto Le Mans au Castellet avec Sébastien Loeb au volant ! Un vrai bonheur… Contact ! Le bruit du moteur me sort de mon rêve éveillé. Mon chauffeur enclenche la première, et c’est parti… Ce court moment au paradis va alors se transformer en enfer. Très vite, l’expression « place du mort » prend tout son sens. Mon corps est collé au siège à l’accélération. Une barquette de 600 chevaux pour 900 kg, ça pousse ! Je me tiens aux deux petites poignées en métal qui se trouvent devant moi. Je ne parviens même pas à regarder la vitesse sur le compteur… D’ailleurs, je ne sais même pas s’il y a un compteur ! Et là, c’est le drame ! Je viens de voir passer le panneau des 100 m indiquant la distance avant le prochain virage. Deux heures avant, je passais au même endroit au volant d’une Porsche Turbo en me disant qu’il fallait commencer à freiner.

Cauet et Loeb: deux Sébastien en barquette

Cauet et Loeb: deux Sébastien en barquette survitaminée / Photo: Christophe Aubert

« Je suis blanc comme un linge »

Mais là, Sébastien est toujours à fond… Le temps de faire « Gloups !  » et la voiture passe de 250 à 50 km/h en un instant. Le freinage est démoniaque, me propulse en avant et me fait descendre le sang dans les chaussettes… J’ai l’impression d’avoir un accident de voiture. Un voile noire me tombe devant les yeux et je manque de m’évanouir, la tête bringuebalante comme celle d’un chien en plastique sur une plage arrière. En apercevant le légume à côté de lui (c’est à drire moi pour ceux qui auraient sauté des lignes), Sébastien ralentit, tapote sur mon casque puis lève le pouce pour savoir si je tiens encore la route. Couvert de sueurs froides, je reprends mes esprits. Et me dit qu’au prochain tour, il faudra que je la joue un peu plus « warrior ». A peine le temps d’y penser que ce maudit virage au bout de ligne droite des stands repointe le bout son nez. Je respire à fond, bloque ma respiration et raidit mes bras… Facile ! Enfin, presque… Seulement 2 tours, et je suis vidé. Je viens de découvrir la signification du mot piloter. Et réalise à quel point le sport automobile réclame une condition physique au top. Je m’extrais du baquet, retire mon casque et me prend une réflexion du directeur de course: « t’es blanc comme un linge, prends un Coca et va t’asseoir un peu ». Mouais ! Je crois que c’est ce qu’il me reste de mieux à faire…

Quelques tours en Porsche 911 Turbo sur le circuit du Castellet

Tout avait commencé par quelques tours en Porsche 911 Turbo / Photo: Christophe Aubert

Le temps de ne plus avoir le teint couleur bidet et je pose enfin à Sébastien Loeb la question qui me taraude depuis mon black out:

– « dis-moi, au freinage, on prend combien de G ? »

– « 2 » me répond-il avec un petit sourire en coin. « Tu veux refaire un tour ? »

– Nan merci ça va aller…

Voilà ce qu’on appelle faire le plein de sensations fortes ! Mon reportage, lui, est tombé à l’eau. Le capteur cardiaque que j’avais posé sur Cauet n’a pas fonctionné. Tout ce que je sais, c’est qu’il a pas mal crié…

Découvrez ci-dessous la séquence vidéo… Remarquez combien je ne suis pas très locace à la fin !

 

Si vous êtes accro à l’adrénaline, sachez que l’équipe de Le Mans Driver propose des baptêmes en proto sur le mythique circuit des 24h.

Plus d’infos: http://www.lemansdriver.fr/autos/bapteme-pescarolo-le-mans.html

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